L’export d’alcool en 2020 , ce qu’il faut savoir

export dalcool en caisse

A l’échelle de la balance commerciale, l’export d’alcool en France représente 17 milliards d’euros en 2019. Considéré comme un des biens les plus prisés par les pays étrangers avec l’aéronautique et les produits de luxe, les alcools français et européens coulent à flots à l’étranger. Mais la vente et l’export d’alcool font l’objet d’une fiscalité et d’une juridiction particulière et très complexe . En France, en Europe ou dans le reste du monde l’export d’alcool est très règlementé par les autorités.

Classification des alcools

Dans le commerce, on dénombre deux catégories de boissons contenant de l’alcool. Il existe des boissons alcooliques et les boissons alcoolisées. A défaut de les différencier, dans cet article sur l’export d’alcool nous parlerons très souvent des alcools de façon globale.

Les boissons alcooliques

Celles dites alcooliques sont fabriquées de façon naturelle par un processus de fermentation sans que rien ne soit ajouté. On distingue donc les boissons alcooliques fermentées et distillées.

Les boissons alcooliques fermentées sont obtenues à partir de la fermentation de substances naturelles et sucrées. Classés dans le groupe des vins, leurs teneurs en alcool peuvent aller jusqu’à 18°. Il s’agit des vins , des champagnes, des bières, cidres, les poirés.

Les boissons alcooliques distillées sont le résultat de la fermentation et de la distillation des liquides. Encore appelés spiritueux, leurs degrés d’alcool peuvent aller jusqu’à 60 voire 80°. On compte parmi ces alcools la tequila, le rhum, la vodka, le whisky, l’armagnac, le cognac ou les eaux de vie.

Les étiquetages des boissons alcooliques

export d'alcool

L’Union européenne a établi une liste comportant deux types de mentions concernant les étiquettes des alcools d’appellations d’origines: les mentions obligatoires et les mentions légales. Pour tout import ou export d’alcool, surtout les vins, certaines indications doivent être mentionnées. En effet, il est indispensable pour les professionnels de la filière viticole de lire une étiquette de vin. Celle-ci représente la pièce d’identité de la bouteille de vin. Toutes les bouteilles de vin vendues dans le commerce doivent avoir une étiquette.

Parmi les mentions obligatoires, nous avons:

  • Nom de l’AOC ( Appellation d’origine contrôlée) ou AOP (Appellation d’Origine Protégée). C’est un sigle européen qui protège le nom du produit au sein de l’Union européenne
  • Indication de la teneur en alcool
  • Message sanitaire pour les femmes enceintes
  • Mention « ce vin contient des sulfites » (c’est le cas de presque tous les vins)
  • Nom, raison sociale de l’embouteilleur, commune et état membre
  • Numéro d’identification du lot
  • Pays d’origine
  • Contenance de la bouteille

Les mentions facultatives sont nombreuses , et sont nommées sous certaines conditions. Parmi celles-ci, nous avons; la couleur du vin, le nom de l’exploitation viticole ou les mentions traditionnelles…

Les boissons alcoolisées

Les boissons alcoolisées quant à elles , sont obtenues après un mélange d’alcool avec d’autres liquides tels que des sodas, des jus de fruits ou par macération de certaines substances dans de l’alcool neutre.

Les alcools les plus quotés

Quoiqu’il en soit en terme de produits, le cognac demeure en tête des ventes avec un total de 3,123 milliards d’euros. Puis vient le champagne à 2,88 milliards d’euros. Cela correspond à un export d’alcool de grande qualité voire de luxe.

Concernant les vins « sans bulles », les vins bordelais gardent toujours une longueur d’avance avec 2 milliards d’euros des ventes à l’export. Ensuite, il y a les bourgognes à 903 millions d’euros et les vins de Provence à 273 millions. En lisant ces chiffres, on prend la mesure de l’importance de l’export d’alcool dans la balance commerciale française.

Conditions générales d’export d’alcool

L’export d’alcool français fait de plus en plus recette hors de nos frontières. La barre des 13 milliards d’euros à l’export a été franchie en 2018 selon les chiffres de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS).

Cette valorisation est particulièrement appréciée en Outre Atlantique. Les Etats-Unis correspondent au premier marché de destination avec 1/4 d’export d’alcool. Ils jouent ainsi un rôle primordial dans la balance commerciale française. Puis vient le Royaume-Uni, qui, bien qu’en deuxième position sur ce marché suscite aujourd’hui bon nombre de craintes liées au Brexit (les vins hexagonaux seront-ils davantage taxés ?).

L’export d’alcool depuis la France et l’UE

Concernant les bouteilles de vins et spiritueux en circulation au sein de l’Union européenne , il y’a des mentions importantes à coller sur les bouteilles. S’ajoutent à cela des mentions exigées lors de l’export d’alcool, tel que le niveau de qualité. Cette indication renseigne le statut du vin dans l’ordre défini par la Communauté économique européenne (CEE) pour les noms des terroirs. Ainsi, un vin de la CEE doit mentionner sur son étiquette , soit le nom de l’appellation d’origine (protégée ou contrôlée), soit une indication géographique protégée (IGP) soit l’appellation « vin de table ».

Les AOC d’origine européenne sont reconnues pour être gages de de vins de qualité produits dans une région déterminée. Les pays européens qui possèdent cette mention d’appellation contrôlée sont: la France (AOC) – le Portugal (DOC) – l’Espagne ( DO) – l’Italie (DOC) et l’Allemagne (QbA).

Export d’alcool vers les USA

Les bouteilles de vins importées aux Etats-Unis doivent avoir la mention « Imported by », suivis du nom et du siège de la société importatrice. De plus elles doivent contenir les indications suivantes;

  • La classe ou le type de vin (mousseux, vin de table)
  • Nom et adresse de l’embouteilleur
  • Nom de la marque
  • Le contenu net (millilitres)
  • Degré d’alcool
  • La mention « Contains sulfites » (sauf exception)

Avant d’exporter

Pour effectuer un export d ‘alcool vers les USA, Il y’a des procédures à effectuer. Tout d’abord, il faut que l’exportateur vende ses produits à un importateur agréé possédant un permis fédéral et résidant sur le territoire américain. Ce dernier doit avoir une entreprise basée sur le territoire et doit embaucher du personnel résident. Le Tax and Trade Bureau (TTB) oblige à l’importateur de se munir d’un permis Importer’s Basic Permit en remplissant le formulaire 5100.24 .

Ce formulaire stipule que seul l’importateur est autorisé à revendre les marchandises (à un distributeur ou un détaillant). On parle de système ‘Three- tier ».Toutefois, le détenteur du permis d’importation de boissons alcoolisées n’est pas à confondre avec l’importateur officiel ( importer of record) désigné pour le dédouanement.

Il faut également noter que chaque Etat américain a le pouvoir de réglementer le commerce selon les types de produits. C’est le cas de l’export d’alcool, entre autres. Ainsi, selon le marché à conquérir, il faut se renseigner sur les exigences à remplir dans ce ou ces Etats pour la commercialisation de boissons alcoolisées. Le mieux, c’est de se rapprocher des autorités règlementaires ou des associations locales pour obtenir les informations nécessaires.

Avant un export d’alcool aux USA, il faut que le propriétaire ou le responsable d’un établissement local ou étranger engagé dans la fabrication soit enregistré à la Food and Drug Administration (FDA). Cette inscription disponible sur le site de la FDA permet d’obtenir un préavis pour les procédures d’export d’alcool notamment.

De même que l’enregistrement, l’étiquetage et l’affichage des valeurs sont soumis à des règles strictes encadrées par la FDA. Cela est valable pour les boissons alcoolisées contenant plus de 7% d’alcool. Cela ne concerne pas les vins dilués et les cidres dont la teneur en alcool est de moins de 7% et les bières ne respectant pas la définition de la bière de malt.

Le pays d’origine d’export d’alcool doit s’inscrire sur les produits, c’est une exigence douanière. En vertu des accords de libre-échange nord- américain (ALENA) , la mention « produit du Canada » doit être inscrite sur les produits. L’export d’alcool est soumis à une taxe d’accise fédérale dont le prix varie selon les produits.

Au moment d’exporter

Les activités d’export d’alcool se préparent avec les documents suivants: le connaissement, la facture commerciale, la copie du COLA (Certificate Of Label Approval) et le certificat d’ALENA. Ces documents remis au transporteur permettront au courtier en douane ( si responsable) d’effectuer le dédouanement. Après le dédouanement, la facture des frais de courtage sera envoyée à l’importateur non résident. La responsabilité de douane incombe à l’importateur officiel non résident et elle dure cinq ans. En cas d’erreur ou omission, cela est passible de pénalités aux Etats-Unis.

Export d’alcool vers la Chine

Le marché d’export d’alcool s’est largement développé en Chine ces dernières années. Aujourd’hui, la tendance est à la consommation du vin et de la bière dans toute la population, avec une tendance marquée chez la classe moyenne et les jeunes. Il est de plus en plus apprécié et par conséquent l’export d’alcool français a explosé.

Mais l’alcool étant considéré comme un produit alimentaire, son expédition nécessite une certaine régulation. Pour ce faire, il est important de connaitre les normes locales s’appliquant à l’export d’alcool et d’en comprendre les processus. De plus, comme n’importe quel produit, les chinois achètent aussi le vin en ligne. A défaut de goûter le vin afin de déterminer sa teneur avant achat , il est possible de se contenter des informations contenues sur les étiquettes.

En effet, le design et l’étiquette de la bouteille influencent énormément le choix des clients. Bien que le goût et le prix sont des critères déterminants, le pays d’origine du vin est non négligeable. Les exportations de vins français sont à cet effet bien référencées.

Avec la vulgarisation du vin en Chine, l’export d’alcool de type « grand cru » ont laissé place à des bouteilles moins chères et de plus en plus simples (et accessibles financièrement).

De même que le marché du vin, celui de la bière croit à la vitesse grand V. Depuis quelques années, boire une bière étrangère est perçue comme quelque chose d’exotique pour les uns, et normal pour les autres. La demande de bière est assez forte dans les grandes métropoles de la côte Est chinoise. Ainsi, si vous êtes une petite start-up ou une marque peu connue, nous vous conseillons de viser les grandes villes pour votre export d’alcool. Car le pouvoir d’achat est plus élevé et les mentalités plus ouvertes vers l’étranger que dans le centre et l’ouest du pays.

Il existe plus de 170 villes avec environ 1million d’habitants en Chine. Et ils sont concentrés dans le centre de la Chine (Wuhan et Chongping ). La concurrence dans ces villes est relativement faible ce qui représente des opportunités de business relatif à l’export d’alcool. En matière de vente de vins , il faut prioriser les fruités , les blancs aromatiques et les pétillants.

Les régulations en matière d’importation

Pour le vin

Les régulations et les normes locales concernant l’exportation du vin sont très strictes en Chine. Les entreprises doivent étudier les régulations et les normes locales avant d’exporter du vin. Cela favorise une conformité des produits avec les régulations nationales ainsi que les normes GB. Il existe pas moins de dix normes pour l’exportation du vin.

L’exportation du vin en Chine respecte les mêmes étapes que pour une exportation de viande. Il y’a différentes étapes à suivre telles que: signer un accord avec un importateur chinois ( si vous n’en avez pas , il faut en trouver) , puis enregistrer de votre entreprise auprès de l’AQSIQ (l’organisme en charge de la qualité des marchandises), ensuite répertorier votre étiquette au CIQ(Chine inspection quarantaine) et expédier vos biens. Le vin, comme une chemise peut également s’acheter en ligne grâce au marché du e-commerce.

Pour les bières

Les règles concernant l’importation de bières en Chine sont différentes des règles occidentales. Les normes Guobiao « GB » sont assez proches des normes ISO de l’Europe. Avant d’être exportés, les produits doivent être vérifiés pour, d’une part, authentifier leur conformité avec les règles applicables et, d’autre part, s’assurer de leur capacité d’en fournir la preuve. Pour certaines raisons, les normes GB peuvent varier , notamment lorsque la bière contient du malt ; ou si le vin contient un taux d’alcool élevé. Les normes GB sont utilisées pour vérifier l’étiquette, les tests et l’emballage.

Les HS Codes ou « Harmonized Commodity Description and Coding System » , sont utilisés pout classifier les produits commercialisés dans un pays. En Chine, il existe 22 catégories , elles-mêmes divisées en 98 chapitres eux-mêmes subdivisés en 5000 sous-titres. Pour effectuer de l’export d’alcool en Chine, vos marchandises doivent comporter des HS Codes.

En effet, ces codes sont utiles lors des contrôles des importations et exportations. Ils permettent de restreindre ou de favoriser l’importation de marchandises vers la Chine. Prenons l’exemple d’une production de blé. Si la Chine veut protéger sa production locale de la concurrence étrangère, le gouvernement peut facilement restreindre les importations en instaurant des quotas pour le HS Code du blé. Cette liaison entre le HS code et les normes d’exportation des alcools en Chine est prévue pour faciliter le travail des douaniers.

Les droits de douane

Le HS Code sert également à déterminer les droits de douane applicables sur les produits. Sans cela, aucun test n’est possible et aucun droit de douane ne peut être imposé. Il faut que les entreprises se renseignent sur internet pour déterminer les HS codes associés à leurs produits, ou sur le site officiel des douanes chinoises. Vérifier l’authenticité de ces codes avec votre interlocuteur en Chine, qui aura la charge du dédouanement. En cas d’erreur sur le HS Code, le dédouanement est ralenti. Ce qui occasionne des taxes en guise de pénalité, mais aussi une perte de temps et d’argent.

En ce qui concerne les droits de douane, ils ont été modifié ces dernières années. En effet, le gouvernement chinois a considérablement réduit les droits de douane pour environ 200 marchandises, entre 30 et 100%. Cette diminution s’explique par trois raisons principales. D’une part, la volonté chinoise d’assouplir les réglementations liées à l’importation des marchandises. D’autre part, celui de faire pression sur les producteurs locaux pour qu’ils améliorent la qualité de leurs produits. Et enfin, le besoin d’avoir une diversité de produits étrangers en Chine. Pour le importations venues des USA, c’est le cas inverse. Les taux ne cessent d’augmenter.

La liste des produits soumis à un taux de douane inférieur dans cet article est non exhaustive. Parmi ces produits, nous avons, les alcools ( vins, spiritueux et whisky, dont le taux est passé de 10 à 5%.

Vous devez payer trois taxes: TVA 17% , droits de douane 14% et taxe d’accise 10%. Donc, les taxes totales sont de 40 à 50% environ une fois toutes les taxes comprises

Export d’alcool vers le Royaume-Uni

Le Royaume- Uni est le second pays importateur de vin et le premier exportateur mondial. Il constitue un marché de choix pour la France en terme de stratégie et de proximité. C’est un débouché pour l’export d’alcool français.

La maturité du marché britannique est engendrée et accompagnée par l’évolution constante de la pression fiscale. S’ajoute à cela l’effet inflationniste généré par une baisse de la monnaie britannique liée au Brexit. Mais aussi, l’effet de « premiumisation  » qui affecte le marché du vin britannique.

Sa sortie officielle de l’UE depuis le 31 janvier 2020 a laissé planer un vent de craintes et d’incertitudes concernant les échanges. Cependant le droit communautaire et la libre circulation des marchandises continuent de s’appliquer. De même pour les conditions d’importations des vins européens qui restent les mêmes jusqu’à la fin de cette année. Par ailleurs, si la phase est étendue, l’export d’alcool devra se préparer à la mise en place de nouvelles procédures en 2021.

Les droits d’accises s’appliquent et sont exprimés en tant que montant par hectolitre de vin importé et / ou par degré d’alcool. Les structures des droits d’accises sur l’alcool et les boissons alcooliques sont définis par la directive 92/83/CEE. Un ensemble de taux minimal a été adopté dans le cadre de la directive 92/84/CEE sur le rapprochement des taux d’accises sur l’alcool et les boissons alcoolisées.

Au dessus de ces taux minimaux, les états membres sont libres de fixer des droits d’accises jugés par eux-mêmes selon leurs spécificités nationales. Au Royaume-Uni, les droits d’accises par hectolitre (de janvier 2019) s’élèvent à :
– Taux standard pour les vins tranquilles : 324,04 EUR/hl ;
– Taux standard pour les vins effervescents : 415,05 EUR/hl ;
– Taux réduit pour les vins tranquilles et effervescents n’excédant pas 8,5% vol. :
pour un % d’alcool compris entre 1,2 et 4 : 88,96 EUR/hl ;
pour un % d’alcool compris entre 4,5 et 7 : 131,46 EUR/hl ;
pour un % d’alcool compris entre 7 et 8,5 : 180,92,05 EUR/hl.

Il n’y a pas de droits de douane à l’entrée pour le vin exporté depuis la France mais cette situation pourrait changer au 1er janvier 2021.Pour promouvoir son vin, des salons spécialisés sont organisés au Royaume- Uni comme le London International Wine ans Spirits Fair, événement le plus important du calendrier. Cette manifestation accueille en effet chaque année plus de 700 exposants de 32 pays. Environ 13.000 professionnels y viennent du monde entier ( plus de 80 pays en 2018) pour acheter, goûter et faire des affaires.

Exportation vers les pays musulmans

Prenons le cas d’export d’alcool dans un lieu comme Dubaï. Considéré aujourd’hui comme une ville mondiale et une destination touristique bien connue, de nombreuses modifications de lois ont été apporté pour organiser le tourisme. Parmi lesquelles, les lois concernant la consommation, l’import ou l’export d’alcool à Dubaï et dans les « EAU » Emirats Arabes Unis soumises à certaines conditions.

En tant que nation islamique, les EAU interdisent l’alcool. Mais dans une logique de satisfaction des touristes et de respect des différentes cultures, l’import d’alcool est autorisé sous conditions strictes. Pour être éligibles dans toutes les activités manipulant de l’alcool, il faut que les prestataires détiennent un permis. Il existe plusieurs types de permis d’alcool disponibles aux EAU, obtenus au siège de la police générale de Dubaï.

La cas du Maroc est très différent et intéressant. L’export d’alcool vers le Maroc a augmenté en 2017 selon les offices des changes. En effet, ce pays a ainsi importé 5.151 tonnes de bières, vins , vermouth ou d’autres boissons spiritueuses. Cette quantité équivaut à plus de 239 millions de dirhams entre Janvier et mai 2017, et a généré plus de 1,25 milliard de dirhams de recettes fiscales pour la même année. Aujourd’hui, le Maroc est le deuxième pays producteur de vins et boissons alcoolisées en Afrique. C’est également le premier pays producteur musulman.

Importation d’alcool en France ( Portugal & USA)

Selon l’Organisation Internationale de la Vigne et du vin « OIV », en 2018, le vignoble portugais est le 9ème par sa taille. Son domaine s’étend sur plus de 192000 hectares soir 2,5% de la superficie du vignoble mondial (Organisation internationale de la vigne et du vin « OIV » 2019). La qualité de son vin provient de différents critères comme la diversité de la géographie, du sol et du climat . S’ajoute à cela, une expertise en matière de vin et sa variété de raisins variant d’une région à l’autre lui confère une notoriété sans pareil.

Les cépages cultivés sont principalement nationaux , tandis que les cépages internationaux restent marginaux. Il détient la 4ème place de producteur européen en volume OIV 2019. En 2018 le Portugal a exporté 297,32 millions de litres de vin pour une valeur totale de 952,12 millions de dollars. Les exportations de vins embouteillés ont augmenté de 7,3% en volume et de 16,1 % en valeur entre 2016 et 2018. Les exportations de vins en vrac, quant à eux, ont augmenté de 5,2% en volume et de plus de 44,9% en valeur. Les principaux clients du pays étaient la France, l’Allemagne, le Royaume- Uni et les Etats-Unis. A elle seule, la France représente 14,4% de la valeur pour 14,6% du volume des exportations de vin, soit 147,37 millions.

En ce qui concerne l’export d’alcool américain , il faut dire que l’Europe est considéré comme le premier importateur. En effet, en 2018, les USA ont exporté 3,5 millions d’hectolitres de vin dans le monde. entre 2017 et 2018, cette valeur a légèrement régressé à 1,22 milliards contre 1,3 milliards en 2017.

L’Union européenne est le principal importateur mondial de vins américains. Entre 2008 et 2018 , la valeur des vins importés dans l’UE a progressé de 33%.

Condition de transport des alcools

Notons que les bouteilles d’alcools sont des marchandises sensibles. Et dont les facteurs externes peuvent influencer négativement sur leur qualité. En effet, durant l’export d’alcool leur sensibilité au contact de l’extérieur et les propriétés de boissons alcoolisées favorisent un respect strict des conditions de transport. Ce respect strict comprend l’emballage, le marquage, le maintien d’une certaine température. Dans cet objectif de délicatesse, les alcools doivent répondre à un transport spécialisé. Que nous soyons dans un export d’alcool national ou international, les règles sont identiques. Il faut recourir à un transport par des véhicules hermétiques et propres, dont l’humidité et la température restent constantes.

Les démarches administratives locales

Les taxes et droits de douanes imposables sur l’alcool

Le cadre juridique relatif à l’export d’alcool est complexe à cause de l’absence d’acte unique international juridique et normatif. Pour chaque cas, les transporteurs doivent s’adapter aux règles de transport par route, par rail, et par air. Cela signifie une multiplicité de contrats internationaux applicables, des lois fédérales, des actes d’autorités judiciaires ou d’actes techniques normatifs au quotidien.

De même, les droits sur les alcools et les boissons alcooliques sont relevés chaque année .Ils sont basés sur une proportion égale au taux de croissance de l’INSEE des prix à la consommation constatés avant l’année dernière. Les droits de douane sur l’alcool et les boissons alcooliques sont applicables dès le 1er janvier 2020 , et sont consultables en cliquant sur ce lien.

En France

Les boissons alcooliques sont soumises à la TVA à hauteur de 20%. Et toutes les boissons alcoolisées et dites « premix » sont quant à elles soumises à diverses droits et taxes à cause des risques de consommation immodérés de ces produits pour la santé. On parle ici de droits indirects (ou d’accise), et de cotisations sociale.

L’évaluation des droits d’accises et de la cotisation de sécurité sociale s’effectuent selon la catégorie fiscale de la boisson alcoolique. Ils sont acquittés pour les consommateurs par les importateurs ou les entrepositaires agréés. Ces tarifs sont fixés chaque année lors d’un arrêté ministériel.

Au sein de l’Union européenne

« L’article L3321-1 du code de la santé publique classe les boissons vendues en bouteille en catégories en fonction de leurs origines et de leurs degré d’alcool.« 

En général, l’export d’alcool vers ou plusieurs états membres de l’UE sont soumis à des droits indirects de consommation appelés « Accises ». La directive 92/83/CEE émise par le Conseil le 19/10/1992 a tenté de rapprocher les droits d’accises fixés dans chaque pays membres. En théorie, chaque pays est rémunéré par les professionnels du secteur ( producteurs viticoles, brasseries, distilleries, entrepositaires , distributeurs, ,exportateurs, etc.).

Dans la pratique, les choses sont différentes lorsque les droits sont inclus dans le prix de vente au détail. Dans ce cas les professionnels d’export d’alcool ne sont pas tenus de faire des avances à la direction générale des douanes « DGDDI ». Les droits d’accises seront payés sur les boissons alcooliques après leur vente au consommateur final.

Chaque export d’alcool au sein de l’UE doit s’accompagner de certains documents administratifs tels que: le DAE ( document administratif électronique) , DSA (document simplifié d’accompagnement) et le CRA (code de référencement administratif).

Pour l’export d’alcool hors de l’Union européenne et vers les territoires qui en dépendent il faut; joindre une facture pro forma en 5 exemplaires avec une déclaration d’origine et définir son utilité, puis un formulaire EUR 1, EUR 2, DOF… en fonction du pays de destination et enfin un DAU.

Pour vous donner un ordre d’idées , voici des exemples de droits d’accises sur l’alcool en vigueurs sur le marché unique européen.

Aux Etats-Unis, les taxes à la vente sont entre 0,20 et 0,45$ /L. Et les marges bénéficiaires des vins importés le prix d’une bouteille de vin de 75cl peut être multiplié par 4.

Dans les pays tiers

Au mois de février dernier, les Etats- Unis ont relevé les taxes douanières de 15% sur les Airbus importés de France. Cette décision effective depuis le 18 mars 2020 a des conséquences financières sur les prix de nombreuses marchandises françaises. Devant cette mesure, La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux « FEVS » n’est pas épargnée avec des droits de douane à 25% sur les bouteilles françaises. Depuis lors, on note un taux de recul de 17,5% des exportations des vins tranquilles français sur le quatrième trimestre 2019.

Le conflit opposant Airbus à Boeing par le biais des Etats est vieux de 15 ans. A cela s’ajoutent les tensions commerciales entre Washington et Bruxelles qui influent de façon significative sur les entreprises. A chaque nouvelle décision, les secteurs concernés retiennent leurs souffles , avec l’espoir que leurs secteurs soient épargnés de peur d’une augmentation tarifaire.

C’est dans ce cadre qu’une association professionnelle américaine « Distilled Spirits Council » affirme que face à cela, que les industries spiritueuses ont assez souffert des deux côtés. Elle sollicite Bruxelles de retirer les taxes de 25% sur les whiskys américains d’une part. Et celles de 25% sur les liqueurs importées de 5 pays européens estimant pénaliser l’économie américaine d’autre part. Les droits de douane de l’export d’alcool relève aussi des relations géopolitiques et bilatérales des Etats concernés.

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