LAM : « Nous nous focalisons sur la qualité » depuis 75 ans

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LAM est acteur du transport multimodal, de la logistique et du freigth forwarding depuis plusieurs années. Implanté en France depuis plus d’une décennie, il fait partie du réseau de transitaires de Transpare.

Nous avons rencontré Clément BRIEUSSEL et Jean-François WEIX, respectivement responsable commercial et commercial chez LAM France, transitaire basé à Marseille. Clément a intégré la société depuis 3 ans pour la gestion des clients de l’entreprise mais également pour le développement commercial de LAM France. Jean-François a rejoint LAM en 2018 pour soutenir la partie exploitation. Ils ont accepté de répondre à nos questions, sur leur métier et sur leur entreprise.

Transpare : Depuis combien de temps votre société, LAM, existe-t-elle ?

Clément et Jean-François : LAM est d’abord un groupe, avec une société-mère basée en Turquie, et qui existe depuis 75 ans. Le bureau LAM France a été crée en 2012. LAM est une société familiale turque ,gérée depuis trois générations par les Makzume. Aujourd’hui ce sont les enfants (francophones) qui gèrent l’entreprise en Turquie et dans 11 pays. Pour le bureau France, c’est leur association avec notre directeur Stéphane Salvetat qui est à l’origine de ce bureau.

Transpare : Aujourd’hui, votre société compte combien d’opérations traitées ?

Clément et Jean-François : Nous comptons 9000 conteneurs par an en France en TEU (tweenty – foot equivalent unit).

Transpare : Avez-vous une spécialité ou une expertise-clé (type de transport, axe spécifique , produit spécifique) ?

Clément et Jean-François : Nous sommes axés sur la Turquie, la Méditerranée et nous faisons beaucoup d’import.

L’import est un domaine plus compliqué à gérer que l’export et qui requiert plus de technicité, notamment au niveau des douanes. Tu prends des risques douaniers et financiers, alors qu’à l’export tu as des contrôles allégés qui seront plus lourds à l’import dans le pays de destination. Notre département douane est un atout !

Nous pouvons faire l’axe Turquie-France et tous les pays limitrophes dans lesquels nous sommes implantés en propre ou non. Nous avons d’ailleurs créé un service de groupage camion sur ces destinations !

groupage camion lam

Nous avons des bureaux en Azerbaïdjan, en Egypte, en Géorgie, en Inde, en Iraq, au Kazakhstan, en Roumanie, ent Turquie, en Ukraine et aux Etats Unis. En Asie centrale, nous sommes bien implantés et avons également de très bons partenaires.

Nous développons également la partie export et les zones tels que l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud grâce à un réseau de partenaires fiable.

Transpare : Depuis que vous travaillez dans ce secteur, quelle a été la principale évolution ?

Clément et Jean-François : De notre point de vue, nous observons une véritable évolution de l’image de notre métier. Dans les salons et conférences, il est de plus en plus question de mettre en avant le digital pour notre secteur d’activités. Le numérique et le digital s’insèrent de plus en plus dans le milieu du transport et de la logistique. A cet effet, nous nous souvenons qu’une société de la place nous a directement renvoyé sur leur site pour avoir des informations les concernant. Cette vague de dématérialisation est observable chez des grandes compagnies telles que MAERSK, HAPAG où le système de cotation est directement est effectif sur le web.

lam maritime

Transpare : Quel a été le produit le plus original que vous ayez transportés ?

Clément et Jean-François : Nous avons reçu une demande d’importation de Chine de bateaux en forme de donuts. Ces derniers arriveront sous peu au port de Marseille. Ensuite, ils seront affrétés dans la région pour être loués à la journée. De même, nous avons eu une grande demande d’importation de tissus spécialisés dans la construction de paratonnerres.

Transpare : Qu’est- ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Clément et Jean-François : A l’unanimité, nous disons la diversité. En effet, le transport et la logistique sont des métiers qui bougent énormément. Il n’y a quasiment pas de place pour la monotonie.

conteneur lam

C’est très intéressant, mais parfois très usant aussi. Nous appliquons la règle du « client est roi », mais le client doit également savoir que l’achat d’un conteneur est différent de l’achat d’une pomme au supermarché. C’est tout un processus, assez long avec des contrôles de douanes etc. Ce n’est pas si simple.

Transpare : Que pensez-vous de notre plateforme numérique de mise en relation entre importateurs/exportateurs et transitaires ?

Clément et Jean-François : Transpare a d’abord le mérite d’être une start-up qui a pris un modèle de plateforme déjà existante dans de nombreux domaines, et de le transposer au secteur du transport. C’est une véritable solution qui répond aux besoins des expéditeurs d’une part, et des transitaires d’autre part. C’est également une bonne approche pour ceux qui veulent se lancer dans le transport marchand. Cela peut faciliter la compréhension du domaine et le rapport du transport entre les transitaires et les nouveaux shippers. De plus, il faut dire que Transpare s’est amélioré au fil du temps. Avec un site internet de plus en plus interactif, il répond au mieux aux attentes des partenaires. Les contenus sont mieux rédigés et accessibles.

Transpare : Comment voyez-vous LAM dans 1 an, 5 ans ou 10 ans ?

Clément et Jean-François : Nous nous voyons n°1 (rires). LAM a vocation à se développer continuellement. Le groupe se focalise sur des services de qualités ayant un réel apport sur le marché global. Plutôt que de favoriser la course aux transports de volume comme l’import sur l’axe Chine, qui reste le marché important mais ou les marge se réduisent car la concurrence est importante. Intégrer un marché en apportant un service performant favorisera notre développement et la pérennité du groupe.