La crise du Covid-19 vécue par le secteur du transit

remorqueur pendant le covid-19

Le covid-19 n’a pas épargné le secteur de la logistique. Par notre position de plateforme numérique, nous sommes en permanence en contact avec d’un côté des entreprises importatrices ou exportatrices, et de l’autre le secteur du transit et du transport de marchandises. Notre vocation est de simplifier les interactions entre ces deux univers grâce à une mise en relation digitale qui simplifie les procédures et la compréhension des besoins et des offres. Aujourd’hui, notre plateforme numérique gratuite recense plus de 500 entreprises qui font de l’import/export et une grosse centaine de transitaires. Nous leur avons donné la parole pour comprendre comment ils ont vécu la crise du Covid-19.

Remorqueurs en difficulté

Pour les remorqueurs, la période a été particulièrement difficile. La plupart de ces entreprises qui assurent le pré-transport ou le post-transport (ils chargent les conteneurs au port, les déchargent ensuite à l’entrepôt et réciproquement) ont particulièrement souffert de la crise du Covid-19.

Chute du trafic de conteneurs

Avec la crise sanitaire, le trafic international de conteneurs a chuté partout dans le monde, notamment en ce qui concerne l’import en provenance de Chine. Déjà, parce que les biens non nécessaires ont arrêté de circuler à travers le monde. Deuxièmement, parce que les usines chinoises avaient arrêté de produire depuis déjà un mois au moins. En Chine, la supply chain était perturbée depuis janvier. En Europe, c’est la période allant de mars à mai qui a été particulièrement complexe. Le Covid-19 a donc attaqué l’économie mondiale de façon différée

parc à conteneurs avant le covid-19

La grande distrib’ et puis plus rien

Mourad Azeroual, entrepreneur marseillais à la tête de 18 tracteurs et 56 remorques a subi cette chute du trafic de plein fouet. Dans un premier temps, c’est la grande distribution qui l’a sauvée : « Heureusement, elle était là au début pour faire ses stocks ». La grande distrib’ lui a permis de poursuivre son activité jusqu’à la fin du mois de mars. Après, il n’y avait plus de véritable besoin : « Les entreprises qui ont tenu, c’est grâce à quelques clients fidèles » qui ont continué à faire venir des conteneurs sur le port sur certains axes relativement épargnés par le Covid. Dans ce cas, ce sont les prestataires historiques des transitaires qui ont saisi ces opportunités.

La florissante PME de M. Azeroual a donc logiquement subi une baisse d’activité drastique avec le Covid-19 : toute l’administration, et une bonne partie des chauffeurs se sont retrouvés en chômage partiel. C’est le dirigeant, Mourad Azeroual, qui gérait lui-même toutes les tâches administratives pendant qu’une poignée de chauffeurs continuaient à honorer le peu de commandes qu’il restait pendant cette période.

L’export moins touché

Crise en décalé

Pour Julien Vichot, commercial export chez un transitaire de premier ordre en France, la crise a été vécue tout à fait différemment. Il nous explique cela : « Quand la vague est arrivée, les usines françaises ont fermé ou ralenti leurs cadences. Mais l’export n’a pas été trop impacté, car les stocks étaient présents. Peut-être que la crise sera décalée dans le temps. » C’est une possibilité envisagée par de nombreux transitaires : que la crise frappe l’export de façon décalée. En effet, les exportations prévues pendant la crise du Covid-19 étaient liées à une production antérieure. Les exportations actuelles pourraient être davantage impactées par la crise sanitaire car la production a chuté pendant la période de confinement.

une usine impactée par le covid-19

Exception pour la pharma

Certains secteurs très précis, comme l’industrie pharmaceutique, ont, en revanche, drastiquement réduit leurs exportations (au moins sur certains produits) compte tenu de la hausse de la demande nationale liée à la crise du coronavirus.

Explosion de l’import de matériel médical

Parallèlement, compte tenu de la crise sanitaire du covid-19, l’import de matériel médical a bondi en France. Les gants, les masques, le gel hydroalcoolique, les surblouses ont été particulièrement demandés pour doter la France de stocks nécessaires afin d’endiguer durablement la pandémie de coronavirus.

Bertrand Connin
Bertrand Connin
Bertrand is Chief Marketing Officer at Transpare. He is the main authorof this website.