Le transport aérien depuis la France en 2020

transport aérien de marchandises

Le fret aérien ou transport aérien de marchandises génère des millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année. Ce mode de transport présente de nombreux avantages en comparaison avec les autres frets. Ses délais d’acheminement sont relativement courts. Il est aussi requis pour les cargaisons spéciales ( animaux vivants, fleurs, fruits de mers, produits chimiques voire radioactifs, matériaux fragiles).Toutefois, ce mode de transport est contraignant : on ne peut y recourir que pour des charges faibles ou des quantités assez limitées.

La problématique du coût du transport aérien qui est élevée s’explique par un ensemble de frais d’entretien, de services, du personnel naviguant, du kérosène et l’amortissement de l’avion inclus dans le prix du vol. Il existe différents catégories de transport aérien de marchandises: les frets standards, ( utilisant les soutes des avions passagers) et les affréteurs spécialisés possédant leurs propres Boeing pour transporter les marchandises. Ces derniers encore appelés les avions cargos, servent uniquement au transport de marchandises.

Quelques statistiques du transport aérien de marchandises

Les aéroports de Paris

L’année 2017 a été marquante pour les Aéroports de Paris. En effet , une hausse réjouissante de 9,7% de leur activité est observée par les autorités. Par ailleurs cette croissance s’est poursuivie en 2018 (+3,4%), de façon plus modérée, avant une baisse de l’activité de l’ordre de 3% en 2019. Cette régression s’explique d’une part par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la France, et d’autre part par une baisse des échanges du commerce international. Cette guerre économique entre les deux géants a favorisé non seulement une baisse des échanges commerciaux occasionnée par une augmentation des tarifs douaniers impactant ainsi le transport aérien international.

Les aéroports régionaux et d’Outre-Mer

Pendant ce temps au niveau régional, une forte hausse du trafic est observée. Plus 9,8% , soit 363 207 tonnes de marchandises expédiées , avec de belles performances observées à Toulouse, Bâle-Mulhouse, Nice ou Vatry. Dans les DOM-TOM, on note également une croissance non négligeable de 1,7% de marchandises correspondant à un volume supérieur à 90 000 tonnes.

Le fret aérien face au COVID-19

Pour combattre à leur façon la Covid-19, les compagnies aériennes, dont Air France KLM Cargo, ont mis leur flotte à disposition de l’Etat. Considéré comme le moyen de transport par excellence pour l’affrétement d’urgence et pour permettre une continuité des approvisionnements depuis et vers la France, les agents de logistiques aériennes n’ont pas lésiné sur les moyens pour atteindre leurs objectifs.

Avant la crise sanitaire, 70% du transport aérien de marchandises s’effectuait par les soutes dans les vols de passagers et 30% par avions cargos. Durant la crise, c’est 90% des marchandises acheminées en avion-cargo, avec des plannings réguliers élaborés en partenariat avec plusieurs compagnies aériennes.

En effet, pour l’approvisionnement des structures médicales en médicaments, en équipements sanitaire de protection individuelle (EPI) , les compagnies aériennes ont accéléré la mise en place d’actions pour expédier ces éléments. Entre mars 2020 et septembre 2020, on dénombre 5500 vols cargo pour ravitailler les structures sanitaires. Aujourd’hui encore, Air France KLM Cargo a adapté et reconstruit son réseau pour faciliter les expéditions liées au secours.

Les coûts d’expédition selon les envois internationaux

Les catégories de grilles tarifaires

Il existe différentes compagnies aériennes effectuant du transport aérien de marchandises par avion cargo à travers le monde. Cependant chacune d’entre elles assigne librement les prix des frets. Toutefois, la tarification obéit à des normes globales qui imposent un processus de calcul variant selon la nature de la marchandise et du mode de conditionnement. De même les variations de prix sont fonction de nombreuses considérations tant techniques qu’économiques.

Il s’agit d’une part du montant des droits de trafic acquittés auprès de l’Etat de destination par la compagnie, d’autre part du flux d’une destination, et en cas de fréquence régulière, le taux de concurrence réel entre les transporteurs. Enfin, il y a également le taux de chargement disponible sur une liaison, à savoir l’équilibre des flux aller- retour et l’inégalité engendrant un ajustement tarifaire adéquat sur les trajets les plus demandés / ou les trajets phares.

A ce propos, nous remarquons plusieurs façons de rémunérer les compagnies aériennes.

Les tarifs généraux/ classiques

L’un des modèles de facturation régulièrement utilisé par les compagnies aériennes, mais pas l’unique est celui du prix par tranche de poids. Il repose essentiellement sur un système de barème qui va appliquer des tarifs aux marchandises en fonction des tranches de leurs poids. Ces tarifs Iata sont harmonisés entre les aéroports de départ et d’arrivée, et s’ajoute à cela le poids taxable de la marchandise. Ainsi, le prix général du fret cargo imputé à l’expéditeur va dépendre du poids et du volume selon un calcul spécial dégressif par ces tranches de poids.

Prenons l’exemple d’une tranche de poids de marchandises classée comme tel: moins de 50kg, de 50 à 100kg, de 100 à 350kg, etc.

Ces tranches de poids s’accompagnent de la règle du « payant pour » caractérisée par l’idée selon laquelle la compagnie accorde au chargeur le prix associé au poids minimum de la tranche tarifaire. Prenons un cas simple, si une marchandise entre 45 et 100kg coûte 5euros/kg, et 4euros pour une marchandise entre 100 et 300kg. L’expéditeur qui possède 85kg, paiera son fret à 85*5=425 euros. Quant à celui qui a une marchandise de 100kg paiera 400euros, soit 100euros *4. De ce fait, l’expéditeur a intérêt à charger 100kg ou payer un chargement de 100kg de marchandises pour payer moins cher.

Ensuite il existe également une tarification au poids taxable de la marchandise. Ce poids est calculé à partir d’un rapport poids et volume correspond à des unités payantes (UP). Cette méthode de calcul est favorable au transport aérien de marchandises de faibles densités puisqu’il est de 6m3 pour 1 tonne ; ou 6 dm3 pour 1kg. Soyez rassurés, la méthode de calcul pondérable est très simple, on divise le volume réel par 6 pour obtenir le nombre de UP).

Pour une expédition dont la base de tarification est supérieure ou égale à 500, et que vous avez une marchandise de 500kg pour 2,5m3 de volume. Le poids taxable ( 2500/6) est égale à 417. Ce chiffre est inférieur à 500 . Si pour la même expédition, les marchandises sont conditionnées dans 3,5m3 d’emballage, le poids taxable sera 583kg ( 3500:6 = 583 qui est supérieur à 500).

Les tarifs spécifiques

En fonction des marchandises

Il existe des tarifications spéciales à l’unité de chargement pour ce qui concerne certains articles. C’est souvent le cas pour les automobiles, les œuvres d’art ou les animaux vivants ayant une taxation particulière. Le fait que ces marchandises requièrent un traitement particulier en terme de manutention, de surveillance ou de positionnement, leur octroie aussi des tarifs spéciaux.

Les prix sont calculés à partir d’un tarif général majoré d’un pourcentage défini en fonction du type de marchandises. Cette classification doit apparaitre sur le LTA qui correspond à la Lettre de Transport aérien. De même, il y a également des tarifs de classification minorés s’appliquant à d’autres cargaisons comme la presse, des bagages non accompagnés, etc. Cependant ce type de tarifs se raréfie car les compagnies aériennes sont à la recherche de flux de marchandises de plus en plus importants , volumineux et pérennes.

En fonction des incoterms

Comme tous les types de frets, s’agissant du transport aérien, les modalités d’envoi varient en fonction des incoterms choisis par l’expéditeur. En effet, les incoterms correspondent aux paramètres d’envoi et de livraison d’une cargaison, définis entre l’expéditeur et les transitaires ou les agents agréés. Avec plus de 10 incoterms existants aujourd’hui, il est possible d’organiser le transport aérien de marchandises de diverses façons, en séparant les coûts acheteur/ vendeur et les différents risques de ces protagonistes.

En fonction du conditionnement

L’idée du conditionnement d’une marchandise renvoie à la volonté de l’expéditeur de charger partiellement un conteneur ou de faire voyager sa marchandise seule. De ce fait, comme tous les frets, le type de conditionnement va déterminer le coût de l’acheminement en aérien. A cet effet, nous avons aussi des tarifs ULD (United Load Device) c’est à dire par unité de chargement.

Il s’agit d’une taxe forfaitaire correspondant à chaque trajet parcouru. A ce forfait est associé un poids pivot. Si ce poids est dépassé, les kilos supplémentaires sont taxés avantageusement. Puisque le contenant n’est pas taxé, mais que ce tarif ULD tient compte de l’unité de chargement ,de nombreux expéditeurs ayant des destinations différentes peuvent utiliser cette solution.

Documents de transport aérien

Pour effectuer un transport aérien, toutes les marchandises doivent posséder un document appelé LTA. La LTA est une lettre de transport aérien ou Air Way Bill (AWB). Il sert de contrat de transport entre la compagnie aérienne (ou l’agent agréé) et l’expéditeur.

Ce document régie par l’IATA ou l’association internationale du transport aérien authentifie l’acheminement pour la date de l’enlèvement et le numéro de vol. De plus, la LTA permet de donner un tarif , la prise en charge de la marchandise et la couverture sociale.

Qui peut exporter en aérien depuis la France

-Les entreprises établies en France

Pour exporter depuis la France, il faut pouvoir effectuer des opérations de dédouanement en France. Pour ce faire, il faut que votre entreprise soit établies dans un Etat membre de l’UE et qu’elle possède un numéro EORI. Si le siège de votre entreprise se situe dans un autre Etat membre, son immatriculation doit être dans ce pays de l’UE. Aussi, les particuliers n’exerçant pas d’activité en lien avec la législation douanière n’ont pas besoin de disposer d’un numéro EORI. Le transport aérien de marchandises nécessite aussi , un droit de regard des douanes et des autorités administratives. Pour cela, tous les documents relatifs à l’envoi sont très importants.

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